Ernest Feydeau,
Alger, étude par Ernest Feydeau
(1862)
“ J'ai beau monter sur la terrasse, aussi loin que ma vue peut s'étendre, je ne vois rien qui me rappelle le voisinage d'une grande ville. Des champs brûlés par le soleil, de petites fermes enfouies dans l'ombre des hauts cyprès, des monts tout bleus, d'un profil sévère, et la mer immobile touchant le ciel immaculé, c'est là tout ce que rencontrent mes yeux, sous l'astre éblouissant, dont la lumière m'aveugle. Rien ne rompt la superbe monotonie de ce paysage torréfié. Le silence l'habite avec moi, un silence absolu et nécessairement plein de charmes. ”
