Hippolyte Bonnellier

Résumé

Hippolyte Bonnellier Moeurs d'Alger. Juive et Mauresque… (1833)

Le Maltais se mordit les lèvres, un cercle de sang enveloppa sa prunelle ; il était dans un moment de crise; Robert Cowel pâlit et écouta : le bruit extérieur recommença.
«—Barsia, dites à toutes ces femmes de se voiler, » dit le Français d'une voix grave ; il s'avança près de la Juive, lui prit la main, l'embrassa, et dit, avec une voix pleine de mélancolie et de tendresse :
«—Pauvre enfant ! ton amour est sublime
de pureté et de dévouement Dieu ne
permette pas qu'il porte malheur à ta vie !.. . Simon Barsia, veillez ici; moi-même je vais ouvrir. »
Source : Gallica

Hippolyte Bonnellier Moeurs d'Alger. Juive et Mauresque… (1833)

Je ne le tuerai pas; non, Cabalo ne doit pas porter du
sang de son maître Qu'il vive Mais
vous, femmes faibles, fuyez — Courant
à la repentie, et la soulevant dans ses bras : — Du sang ! oh ! que de sang ! Mais il t'a fendu la tête ! Fatma, mon enfant ! Fatma, qui m'as adressé ton premier cri en entrant dans la vie !... Fatma, dont, la première, j'ai vu la bouche sourire... dont, la première, j'ai compté les premiers pas... Fatma, te fermerai-je les yeux? envelopperai-je du lange de mort le corps qu'avec tant de précaution j'ai enveloppé du lange dévie?...
Source : Gallica

Hippolyte Bonnellier Moeurs d'Alger. Juive et Mauresque… (1833)

« Voilà Fatma ! » dit le Maltais en jetant une carte.
— Où? cria la négresse en se levant; — où? Fatma! ma Fatma, que j'ai vue naître, que j'ai bercée, que j'ai aimée, où est-elle ? Chère petite! si mignonne, si jolie, que vingt fois j'ai voulu te voler et t'emporter dans le désert pour te voir à mon aise me sourire, et pour recevoir les caresses de tes si jolies petites mains!.. où est-tu? » Elle marchait et regardait çà et là dans l'étuve en prononçant ces paroles.
— Mais le mozabi ne vient pas! » dit le Maltais que la peur saisissait.
Source : Gallica

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