Résumé

Charles Desprez L'Hiver à Alger. [Signé : Charles Desprez… (1861)

Ici, nouvelle attente, nouveaux complets, nouvel encaquement et nouveau siècle d'ennui, pour se voir enfin jeté, par la pluie battante, à une station d'arrivée, qui n'est elle-même que le point de départ du trajet pédestre, souvent fort long, qui doit vous conduire au but de votre fastidieux voyage. S'agit-il au contraire d'Alger? Fiacre, vagon et paquebot ne semblent faire qu'un, tant ils se substituent l'un à l'autre avec adresse et promptitude. Bien assis, bien accompagné, bien couché, on peut lire, causer ou dormir, à son choix.
Source : Gallica

Charles Desprez L'Hiver à Alger. [Signé : Charles Desprez… (1864)

Hiver comme été, que le soleil darde ou que la pluie fouette, il abrite le passant, mais ne l'inhume pas. C'est évidemment ce qui remplace le mieux les corridors impossibles et les voûtes condamnées de l'architecture indigène. Au lieu de la nuit et des miasmes, on a l'air pur qui circule librement à travers les portiques, et cette ombre ténue, moirée de reflets, qui, plus douce, mais plus subtile aussi que le soleil lui-même, baigne tous les recoins, fouille tous les replis et pénètre jusqu'au fond des caves.
Source : Gallica

Charles Desprez L'Hiver à Alger. [Signé : Charles Desprez… (1861)

Les lanternes de la place éclairent si bien mon appartement qu'il y fait pour ainsi dire jour sans interruption. Pour moi qui me réveille fréquemment, l'avantage est précieux. Les veilleuses ne remplissent pas le même but. Leur clarté vacillante et les grandes ombres qu'elles projettent ont quelque chose de funèbre. On se croit enterré. Plus de lumière ! plus de lumière! criait Goethe à son lit de mort. Plus de lumière a été également le principal besoin de ma vie dans nos tristes climats du Nord où le soleil n'est qu'une lune, et la lune un quinquet fumeux.
Source : Gallica

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