Résumé

Charles Desprez Alger l'été, par Charles Desprez… (1865)

Je vous le répète, mon cher maître, Alger est la patrie du roman, ou du moins il en possède au plus haut degré la suprême essence, l'amour ! « Les joies de l'amour, a dit un poète africain, qu'elles sont vives dans ce pays où la beauté du ciel vous enivre, où la fraîcheur de l'ombre vous trouble, où le chant des oiseaux est plus passionné qu'ailleurs, où l'humble cri de la cigale elle-même semble un refrain d'infatigable plaisir ! Qu'elles sont impétueuses et profondes au sein de cette végétation luxuriante, sur cette mer tranquille, dans ces plaines brûlées, sous ces marabouts frais ! »
Source : Gallica

Charles Desprez Alger l'été, par Charles Desprez… (1865)

Il y a là des banquettes pour s'asseoir et des nattes pour s'accroupir; du café brûlant, du thé suisse et de l'eau fraîche à volonté. La tasse d'une main et la cigarette de l'autre, on regarde passer, à l'ombre des jeunes rameaux de l'eucalyptus globulus, arbre australien d'immense avenir, les calèches, les cavaliers, les amazones, les piétons, les chameaux elles omnibus qui font de celle roule une vraie lanterne magique; jusqu'à ce qu'enfin rappelé par l'heure, plutôt que chassé par l'ennui, on reprenne le chemin d'Alger.
Source : Gallica

Charles Desprez Alger l'été, par Charles Desprez… (1863)

La mer, d'un gris fauve, mêlait ses vagues furieuses aux pesantes vapeurs d'un horizon terne et borné. On n'apercevait plus, des collines onduleuses du Sahel et des verts sommets de Mustapha, qu'une silhouette vague et décolorée. Quant à l'Atlas aux pentes d'azur, il était tout entier comme noyé dans un bain de cendre. L'invasion du fléau s'élant faite à l'improviste et ne remontant guère à plus d'une heure, les passages, les couloirs, les galeries, les voûtes, si nombreuses à Alger, avaient conservé leur température du matin.
Source : Gallica

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