Résumé

L'Afrique illustrée. 1er livret… (1893)

Sur une route toujours ensoleillée que les légers « coricolos » et les lourdes diligences emplissent sans cesse du joyeux vacarme de leurs grelots, au milieu d'une foule bruyante, affairée, l'on gagne le village de Saint-Eugène (3 kilomètres d'Alger) . Sur la colline du Bou-Zaréah, sur le plateau qui s'étend jusqu'à la mer, ce ne sont que capricieuses villas, enfouies dans les fleurs, sous l'ombrage des platanes et des figuiers. La brise marine qui se joue dans les branches dorées des mimosas, vient constamment rafraîchir de son souffle embaumé ce coin de terre fortuné.
Source : Gallica

L'Afrique illustrée. 1er livret… (1893)

L'Observatoire, situé à l'extrémité orientale de la colline du Bou-Zaréah, offre au promeneur la vue la plus étendue qu'on puisse avoir sur Alger et les pays qui l'environnent :
le regard se perd dans l'immensité du panorama. Du Zaccar aux montagnes de Bougie, de l'entrée des gorges de la Chiffa aux extrémités de la baie, ce n'est qu'une succession de collines, de vallons, de ravins, de montagnes semées de verdure. La nature semble s'étaler là tout entière à notre admiration, nue, sans détour, sans artifice, comme Phryné aux yeux de l'Aréopage.
Source : Gallica

L'Afrique illustrée. 1er livret… (1893)

La route lumineuse file au loin, derrière les palmiers du jardin d'Essai ; Mustapha ne forme plus qu'un massif sombre derrière lequel Alger la Blanche apparaît baignée de cette lumière vaporeuse, veloutée, au milieu de laquelle elle semble flotter; le Matifou, violacé s'offre tout près, pour se laisser admirer. On arrive à Kouba. Sur les pentes de la côte rapide, des feuillages foncés font mieux ressortir l'étrangeté d'une vaste contruction, surmontée d'un dôme brillant, le séminaire. Au fur et à mesure de la montée, l'oeil s'arrête, sur le merveilleux tableau qui le captive.
Source : Gallica

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