Résumé

Henri Drouet Alger et le Sahel, par Henri Drouet… (1887)

La veille, dans la soirée, il y eut une foule compacte dans les quartiers arabes, surtout dans la rue Randon et sur la petite place de la synagogue. Les estaminets regorgeaient de monde; les Arabes, pour respirer et jouir d'un peu de fraîcheur, étaient étendus dans les rues sur des nattes. Les cafés maures étaient pavoises aux couleurs du croissant, les maisons reliées entre elles par des girandoles de lanternes vénitiennes et des transparents. Tout l'islam était en fête, et les croyants se préparaient à célébrer joyeusement la clôture du jeûne et la fin du ramadan.
Source : Gallica

Henri Drouet Alger et le Sahel, par Henri Drouet… (1887)

Il y avait une bonne demi-heure que notre ascension était commencée et nous grimpions toujours. Il était neuf heures du soir, et à cet instant toutes les petites boutiques, toutes les échoppes des Arabes et des Maures sont ouvertes, éclairées et en pleine activité. Les cordonniers, les boulangers, les fruitiers, les barbiers, les brodeurs, les écrivains publics, sont nombreux, et tout ce monde coud, pétrit, brode, vend, rase, écrit, travaille à la lueur des lampes. Dans la rue, se presse encore une foule silencieuse et qui semble compacte, eu égard au petit espace qu'elle a pour se mouvoir.
Source : Gallica

Henri Drouet Alger et le Sahel, par Henri Drouet… (1887)

Dans ces quartiers, les cafés européens sont nombreux, bien aérés, bien éclairés, vastes, mais on ne peut pas dire qu'ils sont luxueux. Pendant notre séjour, la vogue était à la taverne Gruber sur le boulevard, au café d'Apollon sur la place du Gouvernement, au caféconcert de la Perle ; et comme Alger est une ville où les moeurs et les usages jouissent de cette liberté d'allures qui appartient aux colonies, nous avons remarqué que le beau sexe y est admis et qu'il a partout ses libres entrées, à la grande joie de la jeunesse dorée et des désoeuvrés.
Source : Gallica

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