Résumé

Portrait de Maurice Sand Maurice Sand Six mille lieues à toute vapeur

C’est sur ce mur que s’assoient, fument, rêvent ou devisent les Arabes. Un cimetière n’est pas pour eux un symbole de tristesse ou de recueillement : c’est une espèce de salon champêtre où le passant se repose, quand ce n’est pas un lieu de fête. Cette indifférence pour la mort n’entraîne aucun sentiment de mépris pour le mort : profaner les tombeaux serait un crime pour eux comme pour nous ; mais le bruit, la gaieté, la fantasia, les repas, la conversation, ne portent, selon eux, aucune atteinte à la dignité du lieu saint.
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Portrait de Maurice Sand Maurice Sand Six mille lieues à toute vapeur

La dame est très vaniteuse de sa richesse, mais encore plus de sa beauté bizarre. Elle rit comme un vrai nègre, en montrant des dents à n’en pas finir ; elle est fort naïve dans son amour d’elle-même. Il semble qu’il n’y ait qu’elle au monde, tout a été créé pour elle, tout se rapporte à sa personne. Sitôt qu’on ne s’occupe plus d’elle, elle tombe dans la tristesse et s’endort. Elle imite le chant et les danses françaises d’une façon hétéroclite et veut de grands complimens. Bonne créature, moitié enfant, moitié singe.
Il fait chaud, trente degrés à l’ombre.
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La nature est grandiose, quoique sans arbres. De vastes éminences de terre rouge couvertes de broussailles, où dominent les chênes-kermès, les lentisques et les oliviers sauvages. À distance, ces arbustes serrés font l’effet d’une prairie ; mais dès qu’on y pénètre, la vue est enfermée comme dans un taillis.
Le temps se gâte ; nous apercevons çà et là des parties éclairées de la Mitidja à travers un nuage gris transparent, et au-dessus une dent bleu sombre du Petit-Atlas.
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