Haik

Définition et enjeux

Portrait de Jean Hess Jean Hess,  La question du Maroc : ce qu'on dit… (1903)

“ Mais ce qui, plus que tout, m'enthousiasme et me fait envie, c'est le haïk, cette longue pièce de laine ou de soie blanche striée de raies transparentes, qui s'enroule autour du turban, retombe sur le dos, tourne autour du corps, se replie sur les épaules et descend jusqu'aux pieds, en voilant vaguement les couleurs somptueuses de la robe, qui tremble au moindre souffle du vent, ondule, s'enfle, semble s'enflammer aux rayons du soleil, et donne à toute la personne l'apparence vaporeuse d'une vision. ”
Source : Gallica

Portrait de Isabelle Eberhardt Isabelle Eberhardt,  Notes de route (1908)

“ Son corps robuste et souple est drapé d’un burnous de drap grenat, et un haïk en fine laine encadre son visage brun et maigre, de type ksourien prononcé, avec une barbe noire où quelques fils blancs commencent, à se mêler.
... Masque d’intelligence, de ruse et de finesse, au regard tour à tour affable, presque caressant, ou tout à coup dur, au sourire sans douceur, souvent ironique. Gestes plutôt nombreux et vifs, sans l’ampleur grave et la retenue imposante des autres marabouts du Sud.
”
Source : Gutenberg

Claude Boringe,  Revue des Deux Mondes

“ Ici, dans le petit douar où croît un arbre, où jaillit une petite source, c’est la plus humble vie, mais c’est la vie. Le triste haïk tombe et cela fait plaisir de voir le visage qui parle, les yeux bordés de kohl, pleins de feu, les mains maigres où s’entre-croisent des dessins bleus et qui tout de suite se joignent tandis qu’une voix tremblante vous explique la misère du pauvre. Autour de la chèvre qui broute l’herbe rare, les enfans grouillent, petits lézards heureux et paresseux, dorés de soleil. ”
Source : Wikisource

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