Ernest Alby

Élements biographiques

Portrait de Ernest Alby Ernest Alby L'Olympe à Paris ou Les dieux en habit noir (1867)

Il parle plus à la tête qu'il ne parle au tœur. On l'écoute avec plaisir, sans fatigue ; on sourit, on n'est pas attendri, on ne pleure pas. Les femmes ont compris instinctivement le caractère du talent de cet artiste. Le feu sacré ne brûle pas en lui.
Néanmoins Marsyas se retire, en emportant l'espoir d'une victoire prochaine.
Peu à peu la salle se remet de son émotion. Le silence se fait. Apollon paraît au pupitre.
Il salu avec grâce et promène sur l'assemblée un regard où se peignent tout à la fois sa modestie et sa confiance dans les sympathies de l'auditoire.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Alby Ernest Alby Histoire des prisonniers français en Afrique depuis la conquête… (1847)

Nous parcourons les régions d'Alger, de Milianah, de Tekedemta, de Mascara, d'Oran. Nous pénétrons dans le Sahara algérien, dans le Riff marocain; nous visitons l'empire du Maroc, nous entrons dans Taza, dans Fèz, dans Mékenès, dans Larrache, dans Arzilla, dans Tanger. Nous éludions le génie arabe et marocain.
Nous l'interrogeons sur les champs de bataille, dans la smala de l'émir, dans le sérail des grands, dans les villes impériales. Nous causons avec Abd-el-Kader et avec l'empereur Muley-Abderrhamann ; nous pénétrons dans la vie intime des peuples et des chefs.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Alby Ernest Alby Histoire des prisonniers français en Afrique depuis la conquête… (1847)

Par un raffinement de cruauté, les Arabes n'avaient rien su imaginer de mieux que d'exposer ces quatorze têtes devant la maison des prisonniers français. C'était une nouvelle insulte qu'ils ajoutaient de gaîté de cœur aux indignités journalières dont ils accablaient des hommes que leur malheur aurait dû protéger contre ces brutales avanies.
Mais le respect que l'adversité commande aux âmes généreuses est une vertu qu'il ne faut jamais s'attendre à rencontrer chez les Arabes. Leur ignorance et leur fanatisme les condamnent à d'abominables lâchetés.
Source : Gallica

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