Costume arabe

Définition et enjeux

Mary Elizabeth Herbert of Lea L'Algérie contemporaine illustrée (1881)

Celui qui a le plus de cachet est bien le costume arabe proprement dit, tel qu'il est porté par ces hommes à la taille droite et élancée, aux traits réguliers, aux yeux noirs et à la fière démarche. Ils ont cette particularité de toujours se couvrir la tête du capuchon de leur burnous, autour duquel ils enroulent six ou sept fois une grosse corde de poil de chameau. Leurs femmes s'enveloppent de la tête aux pieds dans des haïks et des burnous blancs. On distingue celles d'un rang élevé simplement à la finesse de l'étoffe qu'elles portent.
Source : Gallica

Amédée Maurin La saison d'hiver en Algérie (1873)

Le costume, tout traditionnel, est un héritage des temps primitifs de l'humanité. L'Arabe de la tribu est vêtu comme l'étaient les pasteurs de la Mésopotamie. A travers douze siècles d'islamisme, il ne s'est opéré aucun changement notable, et la mode, qui est pour
les peuples de l'Europe l'échelle mobile du caprice et de l'instabilité du caractère, est inconnue chez un peuple voué à l'immobilisme.
Source : Gallica

Souvenirs d'une congressiste. Mars-avril… (1888)

Sous le châle, on aperçoit les manches brodées d'argent de la veste de velours : leur costume est un assemblage pittoresque de sale misère et de luxe criard. Plus loin, c'est un savetier qui raccommode une paire de vieilles babouches qu'un arabe étendu, attend à sa porte; un barbier entouré de clients, rasant et jasant ; une salle étroite, enfumée, où juifs et arabes dégustent le café maure, dans une promiscuité qui n'est pas synonyme de sympathie, car ils se détestent. L'arabe a pour le juif, qui le vole, un souverain mépris.
Source : Gallica

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