Résumé

Souvenirs d'une congressiste. Mars-avril… (1888)

Le Panorama d'Alger, vu du haut de la colline de Mustapha, est au-dessus de tout ce que l'on en peut dire ! Bienheureux les élus qui peuvent vivre et mourir dans ce Paradis de verdure et de fleurs, respirer cet air tiède et pur, s'imprégner de cette chaude lumière !
Aussi, l'ambition de tout Algérien est-elle de posséder une villa dans ces régions bénies. Les gens de goût qui savent respecter l'harmonie de ce cadre oriental, s'y bâtissent une maison mauresque et la meublent à la Turque : divans bas, riches tapis arabes et persans ; parquets de faïences à fleurs
Source : Gallica

Souvenirs d'une congressiste. Mars-avril… (1888)

Le blanc minaret découpe sur le bleu profond du ciel, son triple rang de cintres à colonnettes, alternés de faïences vives. Un superbe pin maritime, sorti de la pierre, l'ombrage de ses ramures sombres. A quelques pas, un palmier isolé déploie l'évantail de ses palmes, dans l'atmosphère rayonnante, et toute la masse crayeuse des coupoles étagées de la mosquée semble une colline de marbre, entre l'azur du ciel et le vert intense des ombrages touffus du jardin Marengo.
(1) Tous les musulmans doivent faire, au moins une fois, le pèlerinage de La Mecque : les fervents le font plusieurs fois.
Source : Gallica

Souvenirs d'une congressiste. Mars-avril… (1888)

Vaste, mais sans grand caractère, elle offre au far niente oriental, toutes les séductions de la fraîcheur et de l'ombre. Aussi ses coins mystérieux sont-ils le rendez-vous des somnolents. Dans une belle vasque de marbre, quelques fervents se livrent à leurs consciencieuses ablutions. L'eau ruisselle sur le bronze de leurs jambes maigres. Comment se fait-il, qu'avec tant de lavages, les Arabes ne soient pas plus propres ?
Le long du mur extérieur de la grande mosquée, se prolonge une galerie d'arcades dentelées, retombant sur des colonnes en marbre blanc, du plus gracieux effet.
Source : Gallica

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