René Fage, Vers les Steppes et les oasis, Algérie-Tunisie… (1906)
“ La plaine est doucement ondulée, grise, mouchetée de touffes d'alfa si chétif qu'on ne songe pas à l'exploiter. L'alfa disparaît bientôt et le sable aride se couvre de cristallisations salines. Ce désert, inondé pendant la saison des pluies, est, en ce moment, d'une blancheur éblouissante. A l'horizon, au fond de l'espace miroitant, quelque chose d'indistinct d'abord et qui ressemble à une broderie du sol, commence à briller, grandit peu à peu et se précise ; des dômes et des minarets blancs surgissent derrière une muraille blanche, dentelée. Nous approchons de Kairouan. ”
