Jean Lorrain

Jean Lorrain

Résumé

Portrait de Jean Lorrain Jean Lorrain,  Heures d'Afrique (1899)

“ Il faut pardonner à Sfax la puanteur de ses souks, l’immonde aspect de ses boucheries, l’ordure de ses impasses, l’encombrement de ses places et tant d’indigènes vous heurtant et vous bousculant, et dans quel remous de guenilles et de loques ! parce que Sfax est la ville de Fathma, la mère du Prophète, parce que tous les Arabes ou presque y portent le turban vert, signe de leur parenté sainte avec la mère de Mahomet, et qu’en souvenir d’elle les femmes de Sfax sont, dit-on, les plus belles de toute l’Algérie et de tout le Sud tunisien. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Jean Lorrain Jean Lorrain,  Heures d'Afrique (1899)

“ Ce marché d’Hamrouss est le plus curieux spectacle que j’aie peut-être jamais vu en Afrique : il y a là quatre à cinq mille Arabes parqués, campés dans la clairière d’une forêt de palmiers, et des cris, des gestes courroucés, des appels, des marchandages presque tragiques, et, à côté de cette fièvre, toutes les attitudes d’indolence et d’impassibilité où le fatalisme arabe se vautre et se contourne ; là-dessus brillent un ciel d’un bleu de pervenche, d’un bleu de regard d’enfant, un ciel comme rajeuni, une végétation de féerie luisante encore des dernières pluies, de la fraîcheur et du soleil. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Jean Lorrain Jean Lorrain,  Heures d'Afrique (1899)

“ Tripoli est une merveille, merci. Je n’y ai pas vu danser, les yeux mouillés de kohl et tirés sur les tempes, les danseurs arabes que vous m’aviez prédits, la police turque est intervenue entre votre départ et notre arrivée ; mais l’oasis est une féerie, la ville une imagination des Mille et une Nuits, et, malgré sa saleté et même malgré la pluie que nous avons trouvée au débarqué, j’aime et j’adore Tripoli, j’aime ses soldats en haillons, j’aime ses dames turques à peine voilées, j’aime ses convois de chameaux et ses nomades du désert ”
Source : Gutenberg

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