Résumé

E A de Molina Vers le Bleu, impressions algériennes… (1908)

Côtoyant ensuite la gauche d'une petite oasis, qui a l'air d'un parterre de verdure hirsute oublié dans un champ dévasté, on entre en plein désert.
Celui-ci offre, en cette région, un aspect étrange et très particulier. La plaine toute plate se développe de toutes parts en immensité, bornée, sur la gauche, par la grisaille d'une chaîne de montagnes plaquée au bas d'une tache verte, qui est l'oasis de Chetma, entièrement composée de chênes-liéges.
Aufond, l'horizon est coupé en partie, à son extrême limite, d'une barre toute droite qui se détache en sombre arête vive sur le ciel embrasé.
Source : Gallica

E A de Molina Vers le Bleu, impressions algériennes… (1908)

Sortant, comme d'un écrinde satin vert, des masses de frondaisons que forment les ifs, les fusains et les ficus, du milieu desquels s'élance un svelte palmier, surgit le groupe du cimetière et de la mosquée de Sidi-Abderrahman-el-Tsalbi.
C'est, au premier plan, une blanche balustrade de pierres ajourée, au delà de laquelle s'aperçoivent des tombes de marbre. Puis, encadrés de verdure, la mosquée et son minaret haut érigé, antique monument du XVe siècle, révéré des musulmans, et qui semble, élégant et coquet, s'élever là comme une précieuse relique du passé.
Source : Gallica

E A de Molina Vers le Bleu, impressions algériennes… (1908)

Vers la gauche, après un fourmillement de toits rouges, de murs blancs, de jardins prodiguant des tons verts, en gaieté, s'éploie la nappe brasillante de la mer, — de l'or éparpillé sur de l'azur, — bordée par la côte, blanche, verte, décroissante, s'imprécisant vers l'horizon.
Montons toujours. Voici qu'à un tournant brusque la route s'infléchit sur elle-même, s'exhaussant en terasse. De là se panoramise le déroulement merveilleux d'un féerique paysage sur monts et vallées que, plus ample et plus complet, nous pourrons contempler à loisir sur les sommets.
Source : Gallica

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