Résumé

En Algérie souvenirs d'un Provinois par É. Bourquelot (1881)

La bise glaciale qui souffle avec violence m'oblige à me réfugier dans le wagon, où règne un morne silence.
Le soleil va bientôt disparaître de l'horizon; ses dernières lueurs colorent de tons roses et lilas les sommets les plus élevés, puis le crépuscule étend son voile sombre sur ce lugubre paysage.
Les pensées les plus mélancoliques commençaient à m'envahir, lorsque mes voisins me signalent un rocher gigantesque dont la silhouette informe s'estompe vaguement dans la brume du soir. C'est sur ce bloc de granit qu'est posée, comme une aire d'aigle, la ville de Constantine.
Source : Gallica

En Algérie souvenirs d'un Provinois par É. Bourquelot (1881)

La vallée dans laquelle coule la Chiffa présente un aspect morne et désolé qui me rappelle un peu celui de la Campagne romaine. Seuls, quelques pâtres arabes montrent de loin en loin leurs burnous blancs. Le ciel est d'un gris terne ; la bise, qui souffle avec une âpreté septentrionale, m'oblige à endosser le paletot d'hiver.
A l'horizon, s'estompe sur une éminence isolée l'imposante silhouette du monument funéraire connu sous le nom de Tombeau de la chrétienne
Source : Gallica

En Algérie souvenirs d'un Provinois par É. Bourquelot (1881)

En regagnant l'hôtel, à travers le labyrinthe des petites rues arabes, nous nous croisons avec une procession de nègres et de négrillons des deux sexes, qui chantent, dansent et hurlent, les uns à demi nus, les autres couverts de loques et d'oripeaux indescriptibles.
A la tête de la bande joyeuse de ces sauvages, marche un véritable colosse, sorte de tambourmajor qui fait évoluer avec beaucoup d'adresse un bâton enguirlandé de feuillages et de fleurs. Puis viennent les musiciens armés de cymbales, de castagnettes de fer et autres engins musicaux particuliers à cette race primitive.
Source : Gallica

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