En Algérie souvenirs d'un Provinois par É. Bourquelot (1881)
“ La bise glaciale qui souffle avec violence m'oblige à me réfugier dans le wagon, où règne un morne silence. Le soleil va bientôt disparaître de l'horizon; ses dernières lueurs colorent de tons roses et lilas les sommets les plus élevés, puis le crépuscule étend son voile sombre sur ce lugubre paysage. Les pensées les plus mélancoliques commençaient à m'envahir, lorsque mes voisins me signalent un rocher gigantesque dont la silhouette informe s'estompe vaguement dans la brume du soir. C'est sur ce bloc de granit qu'est posée, comme une aire d'aigle, la ville de Constantine. ”
