Résumé

Voyage d'études en Algérie, 1902… (1903)

Nous rencontrons fréquemment des Arabes à cheval, fièrement campés sur leurs larges étriers. Immobiles au passage du train, ils semblent le regarder comme un intrus qui vient, jusqu'au coeur de leur pays, apporter cette civilisation européenne qui les gêne et dont ils se méfient.
Le train s'arrête à El-Guerrah, station où la ligne de Biskra vient rejoindre celle d'Alger à Constantine. Nous entrons dans une vallée fertile, bien arrosée; des saules, garnis de nids de cigognes, bordent les cours d'eau.
Source : Gallica

Voyage d'études en Algérie, 1902… (1903)

Nous n'avons plus qu'à nous promener à travers le jardin et nous profitons largement de la permission qui nous est donnée. Quelle fraîcheur sous ce ciel protecteur de palmiers. Quelle profusion de plantes! Il n'y a pas ici la variété méthodique de Hamma d'Alger, mais plus de fantaisie, et c'est charmant. Il y a tant à voir que nous: devons passer! rapidement et qu'il est impossible de songer à prendre des notes.
Après avoir traversé la partie du jardin où se trouvent les pépinières, il faut quitter ce paradis terrestre et reprendre le chemin de la Biskra européenne.
Source : Gallica

Voyage d'études en Algérie, 1902… (1903)

Prenons la route qui s'élève en serpentant jusqu'au flanc des coteaux. Nos petits chevaux endiablés, maigres, aux jambes grêles mais solides, nous font gravir la montée. Le panorama devient féerique. Alger la blanche étincelle au soleil et la mer développe jusqu'à l'infini la nappe bleue de ses flots mourants; en face, le cap Matifou ferme le golfe; sur le rivage, de blanches maisonnettes sont éparpillées comme une volée de mouettes; plus loin, s'étend le vert tapis de la Mitidja et tout au fond, à droite, l'Atlas étage ses jardins gigantesques jusqu'aux pics superbes du Djurjura.
Source : Gallica

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