Jean Lorrain,
Heures d'Afrique
(1899)
“ Djerba, la villégiature des riches marchands des souks de Tunis ; Djerba, la fabuleuse île de voluptés où Calypso retint, durant dix ans, captifs, Ulysse et Télémaque. Les fonds de sable s’y étendent si loin qu’il faut une heure et demie aux chaloupes de l’île pour arriver jusqu’au paquebot, et les voici qui se profilent à l’horizon, les felouques déjà turques de couleur et de forme, avec leur unique voile d’un beau jaune de safran et leur étroite coque recourbée.Des Arabes les montent ; les passagers qu’elles nous amènent diffèrent aussi par le costume des indigènes de Sfax et de Tunis. ”
