Djerba

Définition et enjeux

Portrait de Jean Lorrain Jean Lorrain,  Heures d'Afrique (1899)

“ Djerba, la villégiature des riches marchands des souks de Tunis ; Djerba, la fabuleuse île de voluptés où Calypso retint, durant dix ans, captifs, Ulysse et Télémaque. Les fonds de sable s’y étendent si loin qu’il faut une heure et demie aux chaloupes de l’île pour arriver jusqu’au paquebot, et les voici qui se profilent à l’horizon, les felouques déjà turques de couleur et de forme, avec leur unique voile d’un beau jaune de safran et leur étroite coque recourbée.
Des Arabes les montent ; les passagers qu’elles nous amènent diffèrent aussi par le costume des indigènes de Sfax et de Tunis.
”
Source : Gutenberg

R.-J. Frisch,  Considérations sur la défense de l'Algérie-Tunisie et l'armée d'Afrique… (1899)

“ On pourrait y ajouter l'île de Djerba. Comme La Maddalena a autrefois servi de retraite à Nelson, le golfe de Bou-Ghara, situé en arrière de l'île, a servi de centre d'opérations au célèbre corsaire barbaresque, le reïs Dragut. Une mer intérieure, abritée de tous les vents, pouvant assurer un refuge à nos croiseurs et à nos torpilleurs, la sépare de la terre ferme. Djerba menacerait à la fois Malte, la Sicile et l'Italie méridionale; comme Bizerte, elle commande la route de Port-Saïd et des Indes. ”
Source : Gallica

Eugène Gallois,  Aux Oasis d'Algérie et de Tunisie…

“ Et malgré cela, grâce aux efforts humains, on a une impression de prospérité bien que le sol ne soit au résumé que du sable. De plus il se dégage de l'ensemble un sentiment de bien-être ; il semble qu'à Djerba il ne doit point y avoir de misère. De fait tout le monde y a sa place au soleil. Le Djerbien du reste paraît être au-dessus de ses frères mulsumans ; en général, plutôt intelligent, il est de plus travailleur et a une aptitude spéciale pour le commerce. ”
Source : Gallica

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