“ Mais peu de temps après, Nghiâgha-I’ysay était rentré à Ndymb, et Mohhammed-ben-A’mar, revenu à Podor, y vivait tranquille, riche, puissant et considéré. Vers cette époque le hasard amena à Ndymb le forgeron Demba, petit homme d’un noir foncé, maigre, décharné, à grosse tête, grande bouche, et nez épaté, bien connu à Saint-Louis, où sa laideur lui avait valu de la part de ses confrères le surnom de golokh ou singe. C’est sur un tel homme que Nghiâgha-I’ysay jeta les yeux pour l’accomplissement des projets ambitieux qu’il couvait depuis long-temps. ”
Citations de Revue des Deux Mondes (A.....)
“ La mosquée indiquée vers l’angle inférieur de gauche occupe à peu près, en réalité, le centre de la ville. D’après les explications nombreuses que le voyageur m’a souvent données à cet égard, j’ai tâché de dresser, sous ses yeux, en interrogeant fréquemment ses souvenirs, l’esquisse d’un petit plan de Ten-Boktoue, inséré dans l’un des coins de la planche ci-jointe ; c’est un secours indispensable pour s’expliquer avec quelque justesse l’aspect sous lequel les diverses parties de la ville se trouvent représentées dans la vue perspective. ”
“ C’est au milieu de ces troubles politiques que les réformateurs de Ndymb prirent leur essor : Demba se mit en marche vers Ndakar, et tous les gens de Ndymb, suivant l’exemple de leur séryn Nghiâgha-I’ysay, s’élancèrent après lui ; arrivé à Ndakar, où l’avait devancé sa renommée, tout le village accourt et l’entoure ; il ne parle qu’au séryn, qu’il somme d’embrasser sa doctrine et de le suivre : le prêtre assure que les dogmes, les principes des réformateurs sont aussi les siens ; mais il s’excuse de marcher, sur la nécessité de veiller aux soins domestiques, à la direction de son village. ”
