Douville, Revue des Deux Mondes
“ J’étais enchanté de la bonne mine de mes nouveaux porteurs. Grands, robustes, agiles, courageux, l’œil fier et le regard intrépide, ils auraient inspiré de la confiance au voyageur le plus timide. Quelques peaux autour de leurs reins, la giberne devant l’estomac, la massue et la hache ou l’arc à la main, le fusil sur l’épaule, ils avaient réellement l’air martial. Avec de tels hommes j’augurai favorablement de mon entreprise. Voyant l’empressement de tout mon monde pour continuer le voyage, j’annonçai ma détermination au soba. ”
