Bihé

Définition et enjeux

Douville,  Revue des Deux Mondes

“ La banza du Bihé est un des grands marchés aux esclaves de ces contrées ; l’autre est à Cassange. L’homme qui vient vendre des esclaves, doit s’adresser d’abord au soba pour obtenir la permission de trafiquer. Ensuite il va au marché, qui est situé en dehors de la banza, et consiste en une centaine au moins de maisons éparses à diverses distances de la palissade d’enceinte de la capitale. ”
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Henri Lebrun,  Voyages et découvertes dans l'Afrique centrale et l'Afrique septentrionale… (1863)

“ Le Haco, le Tamba, le Baïllundo, et le Bihé, furent successivement visités par Douville, qui dépeint ces contrées comme montagneuses; l'aspect de ces divers pays est sauvage : peu de terrain cultivé, point de routes, et de nombreuses forêts. Dans le Haco on s'aperçoit déjà que la timidité du nègre vassal du Portugais a disparu; on est au milieu d'hommes indépendants, énervés à la vérité par la chaleur du climat, paresseux à l'excès, et n'ayant d'autre souci que de passer joyeusement une vie rapide. ”
Source : Gallica

Douville,  Revue des Deux Mondes

“ Les marchands sont très unis entre eux : ils ne cherchent pas à se supplanter dans leurs achats ; ils se soutiennent mutuellement, et s’il s’élève quelque altercation entre eux et les habitans du Bihé, ils se réunissent pour en imposer à ceux-ci. L’un d’eux a le titre de capitaine du marché, et décide ordinairement les différends qui s’élèvent entre eux et le soba.
La manière dont les Bihens font la guerre tient à la nature du terrein. Comme on ne peut marcher qu’un à un, sur une seule ligne, dans les sentiers tortueux, les combats se livrent presque d’individu à individu.
”
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