Albert Tulle de Villefranche

Résumé

Albert Tulle de Villefranche L'aumônier de l'hospice de Bicêtre… (1871)

Une vaine attente, dans une affaire de dévouement surtout, n'entre pas dans le caractère de notre abbé, et, avec cette intrépidité qui en fait un héros, il se rend à l'Hôtel-de-Ville. Il parcourt la tête haute toutes les salles occupées par ces hordes de bandits, et parvient enfin jusqu'au cabinet de l'illustre Babick. Pendant trois heures d'attente, le troupeau des chefs communeux passe et repasse devant lui, froid,
impassible, dégagé comme il convient à un homme inaccessible à toute crainte.
Source : Gallica

Albert Tulle de Villefranche L'aumônier de l'hospice de Bicêtre… (1871)

Traverser alors Paris en soutane, aller disputer à ces fauves leur victime, et aller jusque dans leurs antres, non-seulement en soutane, mais avec les insignes de l'armée de Versailles, c'était, on doit l'avouer, plus que du courage ; et il faut, pour de telles choses, une de ces âmes pleines de foi, de dévouement, et trempées comme il ne s'en trouve qu'à de rares intervalles dans la vie.
Source : Gallica

Albert Tulle de Villefranche L'aumônier de l'hospice de Bicêtre… (1871)

A ce moment, survient un quidam qui, à la vue d'une soutane en ce lieu, semble joyeux, et, d'un ton dégagé, lui dit qu'il est de bonne prise, qu'il va se trouver en compagnie de collègues. L'abbé se juge perdu : il sent que rien de ce qui arrêterait des hommes n'aurait prise sur ces individus; qu'il ne peut ni dire ni faire quoique ce soit qui aggrave son sort, et, avec ces êtres qu'il devine aussi lâches que féroces, il joue un jeu terrible. Où est votre mandat ? dit-il à celui qui l'arrête. Ce n'est pas ainsi que l'on arrête l'aumônier de Bicêtre.
Source : Gallica

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