Résumé

A. Ducassé M. Anselme Batbie, sénateur du Gers… (1887)

On lui vantait le talent, la souplesse, l'amabilité d'un ecclésiastique : « Oui, dit-il, c'est un homme fort aimable ; mais il aura de la peine à se faire prendre au sérieux comme prêtre. »
Il admirait la vie religieuse sous toutes ses faces ; et, à quelqu'un qui semblait apprécier peu l'utilité des Carmélites, il répondit : « C'est une des formes du dévouement chrétien, et non pas la moins méritoire ni la moins utile... Le christianisme, c'est l'expiation, la réparation, la prière... Ces sortes de Religieuses expient, réparent et prient pour ceux qui ne le font pas. »
Source : Gallica

A. Ducassé M. Anselme Batbie, sénateur du Gers… (1887)

Et cela vous étonne, vous scandalise peut-être, lui répondit M. Batbie ; mais, mon cher, convenez que nous autres
hommes ne sommes guère aimables pour les prêtres. Nous ne savons quelle conversation tenir avec eux : s'ils nous parlent de leurs œuvres, nous ne les écoutons que d'une façon distraite ou ennuyée. Les femmes, au contraire, trouvent dans leur piété le mot qui plaît au prêtre ; elles s'intéressent à ses œuvres et leur apportent l'appoint de leur dévouement, de leur délicatesse et de leur zèle.
Source : Gallica

A. Ducassé M. Anselme Batbie, sénateur du Gers… (1887)

Le père de M. Anselme, Marc-Antoine Batbie, avait épousé demoiselle Adélaïde d'Auriac de Clermont, issue d'une famille dont les titres nobiliaires remontent au treizième siècle.
M. Anselme fut le dernier de quatre enfants. Dès ses premiers pas dans la vie, les brillantes et solides qualités dont Dieu l'avait doué se manifestèrent, et aussi sa passion pour le travail, qui devait tant les développer.
Sa pieuse mère eut soin de diriger vers Dieu les premières lueurs de son intelligence, les premières aspirations de son coeur : aussi cette âme d'élite s'ouvrit-elle doucement à la piété.
Source : Gallica

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