Résumé

M. l'abbé H. Turpin : nécrologie (1888)

Ce qui sollicite le dévouement du prêtre, c'est ' aussi l'idéal aperçu et souhaité, mais un idéal de vertu, de sacrifice, de lutte et, Dieu aidant, de victoire. A l'un comme à l'autre, une voix se fait entendre. A l'un, elle dit: Tu seras peintre, ou tu seras musicien. A l'autre: Tu seras prêtre. Mais, pour le premier, c'est la voix du talent, du génie, une voix humaine. Pour le second, c'est la voix de la grâce, de l'Esprit qui souffle où Il veut, une voix divine.
Cet appel, combien de prêtres l'ont entendu au jour de leur première communion ! Il en fut ainsi du jeune Turpin.
Source : Gallica

M. l'abbé H. Turpin : nécrologie (1888)

Il y a un peu plus d'un an, quand la santé de M. l'abbé Turpin parut irrémédiablement perdue, il l'attira près de lui et l'y fixa. Dans ce milieu connu de longue date, le cher malade fut entouré et aimé. C'est là qu'il donna ses dernières leçons, son chant du cygne. Il ne quitta Moulins que pour rentrer à Dornes, dans sa famille, y mourir. Il voulait rendre son dernier soupir entre les bras de celle dont il tenait la vie. Les soins maternels, pour cette âme délicate et tendre, pouvaient seuls remplacer le dévouement de l'amitié.
Source : Gallica

M. l'abbé H. Turpin : nécrologie (1888)

Si la mort triomphe, ce n'est qu'en apparence ; en réalité elle est vaincue.
M. Turpin l'a vue venir sans frémir, sans se troubler, la regardant en face. Ainsi meurt le soldat sur le champ de bataille! Ainsi meurt le prêtre ! Sa foi pouvait se rendre raison à elle-même. Celui dont il redisait, en 1874, la victoire sur la mort et qu'en définitive il a tant aimé, Celui-là, il le savait bien, le ressuscitera un jour.
Source : Gallica

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