Résumé

Louis Barré Oraison funèbre de M. Marie-Henri Cte du Boisbaudry… (1880)

« Quel est donc ce mort ? C'est M. le comte du Boisbaudry. Ah ! me fut-il répondu, ce sont donc les bons qui s'en vont! » Oui, mes frères, on pourra répéter ce mot : « Ce sont les bons qui s'en vont, » tant que ceux qui quitteront cette terre ressembleront à celui, qui est l'objet de notre deuil.
Mais pourquoi a-t-il été bon ? C'est ce qui me reste à vous dire, et je tâcherai de ne pas abuser de votre attention.
Henri du Boisbaudry a été bon et bienfaisant, parce qu'il a été sincèrement chrétien. C'est de Dieu que découle la bonté, et le chrétien est l'enfant de Dieu.
Source : Gallica

Louis Barré Oraison funèbre de M. Marie-Henri Cte du Boisbaudry… (1880)

Il n'y a pas encore trois ans, mes frères, vous étiez réunis dans cette église pour rendre les derniers honneurs à celui dont le nom est resté dans le pays comme le type de la loyauté, de l'honneur et de la vertu, à celui que l'on se plaît encore à appeler aujourd'hui le père des pauvres, l'homme du bon conseil, à M. Hippolyte-François, comte du Boisbaudry. Toute la contrée s'était donné rendez-vous autour de sa dépouille mortelle; tous les rangs s'y trouvaient confondus, le riche et le pauvre, le prêtre et le laboureur, le noble et l'artisan.
Source : Gallica

Louis Barré Oraison funèbre de M. Marie-Henri Cte du Boisbaudry… (1880)

Dans cette église, c'est la même affluence qu'au 5 octobre 1877; c'est le même recueillement; les visages expriment la même douleur. Qu'est-il donc arrivé? Ai-je besoin de vous le dire, mes frères ? Le fils aîné de celui que vous pleuriez, il y a trois ans, le premier fruit d'une union manifestement bénie du ciel, M. le comte Marie-Henri du Boisbaudry vient de mourir à la fleur de l'âge, loin des siens, emporté par un de ces coups soudains que la science et l'art sont impuissants à conjurer. Sa dépouille mortelle est là, sous nos yeux.
Source : Gallica

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