Christine Trivulce de Belgiojoso

Résumé

Christine Trivulce de Belgiojoso Emina, Récits turco-asiatiques…

Emina est encore très jeune, trop jeune, et il est probable qu’il nous faudra attendre quelque temps encore.
— Tu es plus patient que moi, noble Hamid, car chaque jour qui s’écoule sans te donner (permets-moi de dire sans nous donner) d’enfant me semble un jour perdu pour notre bonheur à tous. Et Anife, et Ismaël, et Aassan, et jusqu’à Fatma et à Benjamin, tous ces enfans souhaitent de si bon cœur avoir un petit frère ! Oh ! le jour où Emina comblera tous ces vœux, je l’aimerai bien !
— Pauvre bonne Ansha ! répondit le bey ému jusqu’aux larmes
Source : Wikisource

Christine Trivulce de Belgiojoso Emina, Récits turco-asiatiques…

Si Saed avait su, pour parler comme Emina, que Dieu ne le quittait point dans le péril, il est probable qu’il l’eût oublié à la vue du loup. Quoi qu’il en soit, les premiers soins d’Emina furent pour son chien, qui n’avait reçu que de légères égratignures, et les seconds pour Saed, qu’elle trouva à la place où elle l’avait laissé, à demi mort de peur. — Dieu soit loué (mach Allal) ! te voilà ! s’écria-t-il tout tremblant du plus loin qu’il la vit. Le loup est-il parti ? N’as-tu pas de mal ?
Source : Wikisource

Christine Trivulce de Belgiojoso Emina, Récits turco-asiatiques…

Je ne sais ce que font les derviches, reprit Emina, et je comprends que certains hommes entendent la voix de Dieu plus souvent que d’autres. Pour ce qui est de moi, je sais que certains avis me sont venus de Dieu, parce qu’ils ne pouvaient me venir d’ailleurs, et aussi parce qu’ils étaient si sages, si opportuns, si nécessaires, que nul autre que le Dieu tout-puissant et tout miséricordieux ne pouvait me les envoyer.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature