Christine Trivulce de Belgiojoso, Zobeïdeh, scènes de la vie turque…
“ Osman n’avait aimé ni connu jusque-là que des esclaves ; Zobeïdeh elle-même et Maléka avaient été achetées pour lui par sa mère. C’est lui qui leur distribuait le bien-être, l’autorité et la considération, et dans ces femmes pour ainsi dire créées par son bon plaisir, Osman n’avait jamais reconnu des êtres semblables à lui, ayant une existence propre ni le droit d’en avoir une ; jamais il n’avait senti l’opportunité de se contraindre pour plaire à des êtres qui n’étaient tout au plus qu’un reflet de sa propre personne, et dont toute l’existence reposait sur sa volonté. ”
