Résumé

Th. Bentzon Les Harems d’Orient et d’Amérique

Pauvre ou riche, le mari a ses tribulations, quoique la joie soit censée le but suprême de sa vie. S’il ne se soucie pas d’avoir un harem, on le lui impose en affectant de douter de sa ferveur. La polygamie n’est que l’instrument d’une politique habile. L’homme chargé de plusieurs femmes abjure sa liberté, les chefs du pouvoir le savent bien ; c’est pourquoi ils pressent leurs adeptes de se marier, l’apostasie devenant presque impossible au patriarche. L’un d’eux réussit néanmoins, raconte Mme Stenhouse, à concilier ses devoirs d’époux et ses aspirations vers la liberté.
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Th. Bentzon Les Harems d’Orient et d’Amérique

De la douceur elles passent aux menaces ; le dieu des mormons est un dieu de vengeance. Souvent la femme, après avoir lutté avec toutes les forces de l’amour, arrive au dégoût et à l’indifférence que le mari abusé prend pour de la résignation, ou bien il se peut que la première et la seconde épouse deviennent amies afin de mieux lutter contre une troisième : aussi le mari préfère-t-il, dans l’intérêt de son propre repos, que ses femmes se haïssent ; mais alors la haine de la mère passe aux enfans, ce qui fait des frères et sœurs autant d’ennemis.
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Th. Bentzon Les Harems d’Orient et d’Amérique

L’éclat de la vaisselle d’or et d’argent, la musique, le luxe des costumes et des équipages, le va-et-vient des cavaliers, des piétons, des marchands, tout cela forme sous le ciel brillant et dans la verdure un spectacle joyeux à l’égal de quelque fête masquée. Quant aux visites que les femmes se rendent entre elles d’un harem à l’autre, c’est une source inépuisable d’intrigues d’où dépend l’avancement de leurs maris, de leurs fils, de leurs frères.
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