Émile Montégut

Résumé

Émile Montégut La Vie américaine

La fondatrice de la secte, Anne Lee, loin d’être une grande intelligence, était une pauvre folle pleine de visions cornues qui avait été initiée à la vérité par les prédications d’une autre folle, Jane Wardlaw, femme d’un tailleur. Nous sommes là dans un tout petit monde bien obscur, bien fanatique, bien ignorant, — les derniers des misérables selon le monde, — mais pieux, sincère et droit de cœur. Ces pauvres gens ne savaient certes ce qu’étaient le beau et le vrai, mais leurs âmes étaient unies à l’âme du bien, et tout fut gagné par là pour eux.
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Émile Montégut La Vie américaine

Tout le secret de la politesse orientale consiste dans ce fait que la civilisation des peuples de l’Orient a son origine dans la nuit des temps. L’ancienneté de l’action règle le geste de la main, la démarche du corps, l’intonation de la voix. En outre la politesse des manières est et sera partout un signe infaillible qu’une société est non plus à l’état fluide et de formation, mais à l’état concret et de fixité, qu’elle a trouvé ses lois et son code moral, que les droits réciproques de chacun sont définitivement arrêtés et reconnus.
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Émile Montégut La Vie américaine

Les lois américaines, œuvre d’une autre époque et reflet d’une autre civilisation, ont beau la proclamer soumise à l’homme les mœurs nées de cette situation, plus forte que les lois, établissent entre les deux sexes une égalité de fait qui ne pourra manquer de devenir quelque jour une égalité de droit. Les questions si débattues des droits de la femme, de l’égalité des sexes, qui n’ont jamais pu chez nous sortir du domaine des théories et des chimères prennent en Amérique possession de la réalité.
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