Résumé

C. de Varigny La Femme aux États-Unis

Un être pareil coûte autant, et plus, à nourrir, à élever qu’un être sain et complet. Vous créez des sociétés d’encouragement pour les chevaux, les animaux de basse-cour, les races ovine et bovine, et quand il s’agit de l’être par excellence, de l’homme et de la femme, vous édifiez à grands frais un système absurde, à l’encontre de la nature, dont le résultat est de perpétuer la laideur et l’abâtardissement de la race. Vous trouvez tout simple et tout naturel qu’un homme dans la force de l’âge épouse une fille laide, mal venue, bien dotée, et vous appelez cela un beau mariage.
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C. de Varigny La Femme aux États-Unis

On retrouve chez l’Américain de cette classe les visées ambitieuses, l’énergie froide d’une race de hardis pionniers lâchée sur un continent sans limites, de même que, chez sa compagne, ces visées ambitieuses se traduisent par des aspirations sociales souvent disproportionnées à sa fortune, mais que justifie à ses yeux le sentiment de sa valeur propre. À sa grâce il faut un cadre, comme la toilette à sa beauté. La richesse est une nécessité, et le gain quotidien de son compagnon n’est, pour elle et pour lui, que la pierre d’attente d’un lendemain plus brillant.
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C. de Varigny La Femme aux États-Unis

Il aime l’argent et consacre à l’acquérir toutes les forces de son énergie, toutes les facultés de son esprit, parce que l’argent c’est la marque tangible et visible du succès ; mais, pour lui-même, il en use peu et lui demande peu. C’est elle qui est son luxe, comme elle est sa machine à dépenser, et, tout millionnaire qu’il puisse être, sa vie est une vie d’incessant labeur, d’écrasantes préoccupations.
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