Résumé

Collectif La Revue bleue/Tome 19

Laurent Petrovitch mourut la nuit suivante, à cinq heures du matin. S’étant endormi le soir d’un profond sommeil, il s’était réveillé tout à coup avec la conscience qu’il mourait, et qu’il y avait quelque chose qu’il devait faire : appeler au secours, crier, ou faire le signe de la croix. Et puis il avait perdu connaissance. Sa poitrine se soulevait et s’abaissait fortement, ses jambes s’écartaient et se rapprochaient, sa tête alourdie roulait au bas de l’oreiller. Le père diacre, à travers son sommeil, entendit un bruit, et demanda, sans rouvrir les yeux :
— Qu’est-ce que tu as, petit père ?
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Collectif La Revue bleue/Tome 19

D’autre part, si les Américains, forcés de se consacrer tout entiers au développement industriel de leur pays, n’ont pas encore pu donner leur temps à l’art, il n’en sera pas toujours ainsi. Un peintre français ne se sera peut-être pas trompé en disant « que les États-Unis auraient un jour la plus belle école de peinture du monde ; que Venise commença comme l’Amérique par l’industrie et le commerce ; qu’elle eut des marchands avant d’avoir des peintres et qu’elle fut obligée d’acquérir ses richesses et sa puissance avant de pouvoir fonder une école d’art ».
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Collectif La Revue bleue/Tome 19

Les barbes des juifs slaves sont d’un blond roux, presque rose ; on en voit d’autres, longues et bouclées, d’un noir admirable. Les femmes, jeunes ou vieilles, portent des perruques comme la religion de Moïse le veut. La rue, avec son marché quotidien ; l’intérieur des sweat-shops, où se fabriquent des milliers de vêtements par jour, tout, d’un bout à l’autre du ghetto, est empreint de cette intensité de vie qui est si caractéristique chez la race juive.
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