Bains de vapeur

Définition et enjeux

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier Constantinople

Les étuves diffèrent de nos bains de vapeur : un feu continuel brûle sous leurs dalles de marbre, et l’eau qu’on y répand s’y volatilise en fumée blanche, mais n’y vient pas d’une chaudière par jets stridents. — Ce sont en quelque sorte des bains à sec, et l’extrême chaleur détermine seule la transpiration.
Source : Wikisource

Joseph Cyprien Bonnaure Guide pratique aux eaux thermales de Saint-Laurent-les-Bains… (1843)

Les étuves ou bains de vapeur sont les endroits où l'eau thermale est réduite à l'état de vapeur, soit par sa seule évaporation ou à l'aide de la chaleur artificielle. Il est peu d'établissements où les étuves soient entretenues par l'ébullilion de l'eau thermale ; d'ailleurs le seul avantage qu'on peut en retirer c'est de pouvoir suffire à toutes les exigences des caprices dans le traitement des maladies; les vapeurs spontanées sont toujours préférables : elles contiennent tous les principes volatils des eaux, sans aucune altération.
Source : Gallica

Alexandre Fourcault Causes générales des maladies chroniques… (1844)

Les bains de vapeur conviennent sous toutes les latitudes, dans tous les climats, sous le ciel ardent des Indes, dans les campagnes brumeuses de la Hollande, sur le sol neigeux des Polonais et des Finois.
La vapeur humide, portée à un haut degré de température, n'exerce pas une action aussi débilitante qu'un bain également long mais d'une chaleur moins élevée. Dans l'étuve humide, le calorique s'accumule avec le sang à la peau, sans que l'économie subisse des pertes aussi considérables que dans le bain chaud. Elle peut plus facilement résister au froid extérieur.
Source : Gallica

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