Léon Paul Edmond Villedary

Élements biographiques

Léon Paul Edmond Villedary Essai sur la question du lavage des soldats dans les casernes (1878)

Dans l'armée, car c'est d'elle que nous voulons parler, dans l'armée l'homme ne se lave pas ! Le soldat, chose triste à dire, passe huit mois de l'année sans pouvoir humecter d'une goutte d'eau la surface de son corps ; durant huit mois, d'octobre à juin, le soldat n'est pas une seule fois conduit dans un établissement de bains; il ne fait pas la moindre ablution, on ne lui fournit même pas une éponge avec laquelle il puisse, de temps à autre, après l'avoir imbibée d'un peu d'eau, opérer quelques frictions sur l'étendue de sa surface cutanée.
Source : Gallica

Léon Paul Edmond Villedary Essai sur la question du lavage des soldats dans les casernes (1878)

Plaider la cause de la propreté, c'est plaider la cause de l'hygiène dans ce qu'elle a certainement de plus impérieux et de plus essentiel. Etablir dans l'armée la propreté véritable, c'est-à-dire la propreté du corps, ce serait faire faire à l'hygiène militaire un pas considérable, qu'on s'étonne qu'elle n'ait pas fait encore
Source : Gallica

Léon Paul Edmond Villedary Essai sur la question du lavage des soldats dans les casernes (1878)

Pour ce qui est du savon, nous avons remarqué que le savon noir, en pâte, fournissant peu de mousse, s'étendait difficilement sur la surface cutanée, ce qui obligeait le baigneur à en reprendre souvent, à en dépenser par conséquent une grande quantité, et à se frotter pendant plus longtemps, circonstances qui occasionnaient à la fois une perte de substance et une perte de temps. Le savon de Marseille, au contraire, frotté, sous un filet d'eau, sur le gant, s'y étend facilement et fournit presque immédiatement une mousse abondante, si bien que, en quelques instants, l'homme peut s'en couvrir.
Source : Gallica

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