Eau froide

Définition et enjeux

Portrait de Pierre-Jean-Georges Cabanis Pierre-Jean-Georges Cabanis Rapports du physique et du moral de l’homme

L’eau froide, prise intérieurement, a, pour l’ordinaire, une action tonique. On sait que les bains froids ont la même vertu : mais ce n’est pas uniquement à cause de la réaction que le froid détermine, dans l’une et dans l’autre circonstance. Plusieurs observations, dont je ne puis donner encore les résultats, m’autorisent à penser qu’il s’opère soit dans l’intérieur, soit à la surface du corps, une décomposition du fluide, qui cède une portion considérable de son oxigène, et presque tout son hydrogène en nature.
Source : Wikisource

L'Hydrothérapie justifiée et vulgarisée… (1863)

L'eau froide peut s'appliquer sur toute la peau et sur les membranes muqueuses qui tapissent les cavités ouvertes ou accessibles, telles que le nez, l'oreille externe, l'intérieur des paupières, la bouche, l'estomac, le rectum, etc. — Elle exerce partout les mêmes effets.
L'eau froide a l'avantage d'impressionner la surface de la peau seulement, sans y pénétrer, et de ne produire ainsi qu'un froid superficiel. — L'air froid, au contraire, est nuisible comme réfrigérant, parce que sa nature plus subtile lui permet de pénétrer dans l'intérieur de la peau et de produire ainsi un froid profond.
Source : Gallica

Louis Fleury Traité pratique et raisonné d'hydrothérapie… (1856)

L'eau froide, employée comme agent de sédation et de révulsion, nous rend un premier et immense service; elle fait disparaître les douleurs spontanées ou provoquées par le plus léger mouvement; elle ramène l'articulation dans des conditions telles, que les mouvements forcés deviennent non-seulement possibles, mais encore faciles, et moins douloureux qu'ils ne le sont dans les circonstances ordinaires chez les sujets les plus favorisés à cet égard.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature