Joseph Grandet

Élements biographiques

Joseph Grandet Vie de Mlle de Melun, fille du prince d'Epinoy… (1898)

« Un coeur sans amour, disait-elle, est un coeur sans vie et sans mouvement ; il ne mérite pas de vivre. La charité est l'âme de notre âme et la vie de notre vie. » Sa volonté était toujours unie à celle Dieu, et elle n'avait point d'autre objet que lui dans ses actions ; elle ne pensait qu'à Dieu ; elle n'aimait que Dieu ; elle ne parlait que de Dieu ; elle n'agissait que pour Dieu ; elle ne le perdait presque jamais de vue : ce qui faisait qu'elle marchait à grands pas dans les voies de la perfection.
Source : Gallica

Joseph Grandet La vie de messire Pierre Crestey… (1897)

En vérité nous n'avons de foi, de religion et de vertu qu'en apparence. Soumettons-nous à ses ordres adorables et obéissons fidèlement aux peines générales et particulières, parce qu'il est bon, juste et infiniment miséricordieux et sage. Toutes les maladies, peines, croix, etc., de cette vie ne sont rien en comparaison de la gloire incompréhensible qui nous est préparée : nous sommes abattus par les soins de la vie et par mille peines. Hé bien ! ne les méritons-nous pas bien pour nos péchés ? Dieu ne veut-il pas que nous les souffrions pour sa gloire?
Source : Gallica

Joseph Grandet Vie de Mlle de Melun, fille du prince d'Epinoy… (1898)

« Nous avons toujours porté en notre corps et en notre âme, au dedans et au dehors de nous-mêmes, la croix et les mortifications de Jésus-Christ. »
La mortification a deux branches : la première regarde les plaisirs dont on se prive ; la seconde regarde les peines que l'on embrasse : l'une consiste à s'abstenir de ce qui plaît et flatte la chair ; l'autre à souffrir ce qui lui déplaît et lui fait peine. Abstine, et sustine. Voilà en deux mots tout ce que renferme la vertu de la mortification et ce que Mlle de Melun a pratiqué d'une manière surprenante.
Source : Gallica

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