François-Charles Nagot

Élements biographiques

François-Charles Nagot Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice à Paris… (1818)

M. Olier ne faisoit presque jamais de discours de piété, sans dire quelque chose à la louange de la sainte Vierge. Son ame se dilatoit en quelque sorte, et entroit dans une espèce de ravissement, lorsqu'il trouvoit occasion de parler d'elle; aussi a voit-il peine à s'arrêter. « Quand je parle sur a cette matière, disoit-il, j'en sors difficilement, » tant j'ai de choses à dire ».
Plus on aime Dieu, plus on le trouve aimable; par une conséquence bien douce à ceux qui en font l'expérience, plus on s'afflige de l'aimer si peu et de ne pas l'aimer davantage.
Source : Gallica

François-Charles Nagot Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice à Paris… (1818)

Loin que tant de souffrances eussent énervé son ame, jamais il ne parut plus embrasé du zèle de la gloire de Dieu et du salut du prochain. Il eût voulu attirer tous les hommes à notre Seigneur, et lui gagner tous les pécheurs. Il parut même, à en juger par tout ce qu'il eut la générosité d'entreprendre après ces longues maladies, que plus sa santé s'allbiblissoit, plus l'homme intérieur se fortifioit en lui , avec le désir de rendre tous les jours de nouveaux services à notre Seigneur et à son Eglise.
Source : Gallica

François-Charles Nagot Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice à Paris… (1818)

Il faut être bien mort à soi-même, et avoir un zèle bien pur, pour pratiquer cette maxime au point de perfection où l'a su porter le serviteur de Dieu. Plusieurs fois il lui est arrivé de demeurer comme muet au milieu d'un discours, sans pouvoir articuler une parole sur le sujet qu'il avoit entrepris; Dieu le permettant ainsi pour éprouver la force de son amour, et l'avancer dans les voies de l'abnégation.
Source : Gallica

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