Résumé

Joseph Grandet Vie de Mlle de Melun, fille du prince d'Epinoy… (1898)

« Un coeur sans amour, disait-elle, est un coeur sans vie et sans mouvement ; il ne mérite pas de vivre. La charité est l'âme de notre âme et la vie de notre vie. » Sa volonté était toujours unie à celle Dieu, et elle n'avait point d'autre objet que lui dans ses actions ; elle ne pensait qu'à Dieu ; elle n'aimait que Dieu ; elle ne parlait que de Dieu ; elle n'agissait que pour Dieu ; elle ne le perdait presque jamais de vue : ce qui faisait qu'elle marchait à grands pas dans les voies de la perfection.
Source : Gallica

Joseph Grandet Vie de Mlle de Melun, fille du prince d'Epinoy… (1898)

L'Esprit-Saint usait pour cela de mille inventions pleines d'amour. Car tantôt il lui faisait dire, au retour du bal, par Mme l'Abbesse de Sainte-Vautrude, sa Supérieure, que ces récréations mondaines étaient indignes d'une chanoinesse qui s'est consacrée à Dieu ; que les plaisirs du siècle passent en un moment et ne laissent que du chagrin après eux ; qu'ils nous trompent et nous damnent ; et qu'il n'y a que les joies du ciel qui soient véritablement solides, parce qu'il n'y a qu'elles qui soient éternelles et capables de remplir et de contenter le coeur.
Source : Gallica

Joseph Grandet Vie de Mlle de Melun, fille du prince d'Epinoy… (1898)

Sa vie n'a été qu'une mort continuelle à toutes ses inclinations naturelles. Sortant de l'Abbaye-aux-Bois pour aller chez M. son frère, une pensionnaire vertueuse, qui l'aimait tendrement, se prit à pleurer en lui disant adieu ; mais Mlle d'Épinoy, la regardant d'un oeil fixe, qui marquait son grand détachement des créatures : « Quoi, ma fille, vous pleurez ? N'en êtes-vous encore que là ? Je vous croyais bien plus avancée dans l'amour de Dieu. »
Source : Gallica

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