Armand de Melun

Armand de Melun

Résumé

Portrait de Armand de Melun Armand de Melun Vie de Mlle de Melun (1618-1679… (1864)

Si compatissante et si bienveillante aux pauvres, son dévouement n'avait point de bornes quand il s'agissait d'une hospitalière. L'hôpital était devenu sa maison, et la communauté sa famille. Aucun lien n'est, en effet, plus solide que celui qui unit entre elles les âmes vouées ensemble au service de Dieu : obéissant à la même loi, accomplissant les mêmes devoirs, récitant les mêmes prières, mettant en commun leurs voeux comme leurs biens, elles perdent la personnalité de l'égoïsme dans l'expansion de la charité, et ne forment plus comme les premiers chrétiens qu'un coeur et qu'une âme.
Source : Gallica

Portrait de Armand de Melun Armand de Melun Vie de Mlle de Melun (1618-1679… (1864)

C'est là qu'elle était heureuse de soigner, de servir, de panser les pauvres malades, et cette vocation était d'autant plus sûre qu'elle avait surmonté toutes les résistances de la nature. Au commencement, la vue d'une blessure lui faisait horreur. Elle ne pouvait sentir sans se trouver mal l'odeur de l'hôpital, et sa répugnance était si grande, qu'elle se croyait incapable d'en triompher. Mais jamais elle n'y céda. Sa charité, plus forte que tous les instincts, s'habitua bien vite à rechercher les dégoûts et à aimer ce qui lui répugnait.
Source : Gallica

Portrait de Armand de Melun Armand de Melun Vie de Mlle de Melun (1618-1679… (1864)

Pendant les années qui suivirent la mort de la fondatrice de l'ordre de Saint-Joseph, Marie de la Ferre, la maison de La Flèche continua à se montrer digne d'avoir été le berceau de la congrégation ; elle fournit des soeurs à Baugé, à Beaufort, à Laval, à Moulins, et cette munificence n'épuisa pas sa fécondité; en quelques années, elle reçut les voeux de cinquante-quatre religieuses; l'hôpital confié à leurs soins devint de plus en plus le refuge aimé des malades et la consolation de leurs souffrances.
Source : Gallica

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