Mlle de Melun

Définition et enjeux

Joseph Grandet Vie de Mlle de Melun, fille du prince d'Epinoy… (1898)

Mlle de Melun reçut un coup terrible de la disgrâce et de la mort de M. son père : car, comme elle voulut recevoir ces afflictions avec beaucoup de soumission aux ordres de Dieu, non seulement sans en murmurer et sans se plaindre, mais avec des démonstrations de joie et des actions de grâces, elle prit tant sur soi et fit une telle violence à ses inclinations naturellement tendres et sensibles pour tout ce qui regardait sa famille, qu'elle pensa mourir de la peine qu'elle eut à vaincre sa tristesse, et à soumettre la nature à la raison et la raison à Dieu.
Source : Gallica

Joseph Grandet Vie de Mlle de Melun, fille du prince d'Epinoy… (1898)

Mlle de Melun, voyant que Dieu lui avait rendu la santé d'une manière si extraordinaire, n'eut pas de peine à se persuader qu'elle était obligée par reconnaissance à en faire un saint usage, en l'employant toute à son service et à lui gagner des âmes. Comme l'amour est le chemin le plus court et le plus sûr pour arriver à Dieu, elle excitait tous les jours dans son âme de nouveaux désirs d'être à lui et cherchait incessamment de nouvelles inventions d'allumer ce feu sacré dans tous les coeurs.
Source : Gallica

Portrait de Armand de Melun Armand de Melun Vie de Mlle de Melun (1618-1679… (1864)

Elle avait compris qu'aujourd'hui, comme au XVIIe siècle, Mlle de Melun était pour le pays de son adoption une protectrice et un ange gardien.
Le jour où elle quitte ce monde, une âme comme la sienne n'a plus rien à attendre de la terre; Dieu
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seul se charge de la récompenser. Mais toute morte qu'elle est, Mlle de Melun peut encore beaucoup pour ceux qu'elle a aimés. Sa sainteté est leur sauvegarde; sa charité, le salut de leurs pauvres. Sa gloire même les honore, et les hommages qu'ils lui rendent deviennent pour eux des titres à l'estime et à la considération publique
Source : Gallica

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