André Chevrillon,
Les États-Unis et la vie américaine
“ L’année dernière, venant d’Europe et passant quelques jours à New-York, je fus justement frappé par un contraste semblable. Dans ces rues numérotées qui coupent les avenues à angle droit, pas une figure naïve ; rien de facile et de tranquille. L’homme s’est éloigné de la nature ici ; on sent qu’il a coupé les racines délicates et profondes qui l’attachent ailleurs au sol natal. Paysan, homme du peuple, enfant, tout a disparu de ce qui chez nous est humble, c’est-à-dire près de la terre, nourri d’une sève paisible où circulent les élémens mêmes de cette terre. ”
