Jules Marie Alphonse Étienne

Résumé

Jules Marie Alphonse Étienne Choses d'Amérique (1904)

« C'est cela New-York, me disait-il avec un petit air
narquois de satisfaction chauvine New-York, mais
c'est une ville morte. » A cette heure, elle ne l'était
pourtant qu'à demi. Sur les trottoirs, il y avait du
monde et du monde endimanché on allait à l'église
ou l'on en revenait. Nous voulûmes assister, nous, à
la grand'messe dans la cathédrale Saint-Patrice, la
plus belle, la plus opulente, la plus vaste église des
Etats-Unis où il y en a, soit dit en passant, de fort
modestes. Elle était remplie. Des hommes, des
femmes, des enfants, il y avait tout un monde de
fidèles.
Source : Gallica

Jules Marie Alphonse Étienne Choses d'Amérique (1904)

On y cultive la betterave et
on la fournit aux sucreries, le chanvre et il se trans-
forme en cordages, en ficelles pour lieuses, le mais
et il sert à l'alimentation de l'homme et du bétail
comme à la fabrication du whiskey, le blé enfin et
il s'entasse, en attendant la vente, en ces disgracieux
élévators à plusieurs étages, greniers publics du
«farmer», ou encore on l'écrase dans ces moulins de
Saint-Paul-Minnéapolis où nous arrivons et qui pro-
duisent jusqu'à 27.000 quintaux par jour et nour-
rissent, eux aussi, l'Amérique et le monde entier.
Source : Gallica

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