Résumé

Jules Violle Revue des Deux Mondes

L’exposition de Chicago était surtout un rendez-vous offert à l’Europe pour lui permettre d’admirer l’Amérique et d’étudier dans son cadre naturel « la plus grande nation du monde ». Si les Américains disent ainsi tout haut ce qu’ils pensent d’eux-mêmes, ils savent, sur bien des points, prouver ce qu’ils disent. Ne les a-t-on pas vus récemment encore, pour la production du fer, enlever à l’Angleterre le premier rang ? Leurs efforts ne se bornent pas à développer chez eux l’agriculture et l’industrie dans des proportions inquiétantes pour nous.
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Jules Violle Revue des Deux Mondes

Le feu est le cauchemar des Américains ; rien d’étonnant à cela dans un pays où beaucoup de villes sont bâties en bois. Et pourtant, une telle sève de jeunesse déborde partout, que le feu même, par ses ravages, semble moins faire des ruines qu’enlever d’un coup toutes les gourmes et préparer la place pour une transformation soudaine et complète. C’est ce qui advint notamment à Chicago, dont la renaissance heureuse et le développement rapide paraissent dater du jour, peu éloigné encore, où des quartiers entiers furent détruits par les flammes.
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Jules Violle Revue des Deux Mondes

III Les explorations hardies des Américains dans le domaine de l’électricité, les efforts heureux qu’ils consacrent aux perfectionnemens de l’industrie mécanique, ne les empêchent nullement de rester fidèles à leur goût traditionnel pour l’astronomie. De toutes les sciences, c’est la plus abstruse peut-être et la plus populaire à la fois, celle dont la théorie exige les plus profonds calculs, et dont les phénomènes frappent le plus vivement l’imagination des peuples jeunes, attirés par le mystère de l’infini céleste.
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