Mrs John Van Vorst

Résumé

Mrs John Van Vorst Revue des Deux Mondes

On dirait que ç’a été le destin du grand et fertile hémisphère dont les États-Unis sont une moitié, de rester plongé dans l’obscurité jusqu’à l’âge de l’industrie triomphante qui allait donner aux ressources naturelles de ce pays l’occasion d’être mises en pleine valeur. Chaque contrée a produit un type d’homme correspondant au rôle qu’il aurait à jouer dans l’évolution universelle. L’Amérique a débuté dans le monde avec l’avènement d’une ère commerciale ; doit-on s’étonner, après cela, que l’Américain type soit, comme il a été dit, un homme d’affaires ?
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Mrs John Van Vorst Revue des Deux Mondes

Avant cette innovation, un nègre, travaillant du matin au soir, ne pouvait purifier que six livres de coton. Avec le secours de l’engin nouveau, un noir pouvait carder mille livres en un jour. C’était dans l’industrie cotonnière une révolution. En dix ans, l’exportation seule allait centupler. Dès qu’on vit quels profits on pouvait tirer d’une culture raisonner du coton, les sociétés qui s’étaient formées pour l’abolition de l’esclavage disparurent dans le Sud comme par enchantement. Les noirs apparaissaient comme les hommes du monde les plus aptes à cultiver cette plante tropicale.
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Mrs John Van Vorst Revue des Deux Mondes

Si les trusts commencent à être en opposition avec les lois qui devraient gouverner l’humanité, et à menacer la prospérité de la République, au moment où on les juge, on ne doit pas oublier qu’ils tirent leur existence, non pas seulement de l’association du capital et du travail, mais, en toute occasion, d’une intelligence souveraine. Ils sont la création du cerveau d’un homme particulier. Leur vie est limitée à sa vie. Le trust et l’homme ne font qu’un, et cet homme est un sujet doué pur excellence des qualités américaines.
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