Résumé

De la liberté en France et aux États-Unis de l'Amérique du Nord… (1831)

Le système américain paraît plus approprié aux formes d'un gouvernement libre qui ne veut pas exercer, même indirectement, la plus légère contrainte sur les consciences, en leur offrant un culte établi. Mais certaines personnes trouvent celui de la France plus paternel et même non moins libéral, car, entre plusieurs cultes établis, le choix est toujours libre. Le gouvernement, disent-elles, doit au peuple l'enseignement de la morale, comme un bon père de famille le doit à ses enfants. Or, pour une grande partie du peuple, la morale, c'est la religion.
Source : Gallica

De la liberté en France et aux États-Unis de l'Amérique du Nord… (1831)

Tous les citoyens sont égaux, depuis celui qui, sous le nom modeste de président, administre une immense république, jusqu'au dernier de ses compatriotes. Les lois, faites par tous et pour tous, n'ont d'autre but que de procurer à chacun la plus grande somme de bonheur possible et d'étendre à l'infini le domaine de la liberté.
— Liberté si large en effet qu'elle renferme le droit d'avoir des esclaves, répond un incrédule. Voilà donc ce que l'on propose sérieusement à l'admiration et à l'envie de l'Europe!
Source : Gallica

De la liberté en France et aux États-Unis de l'Amérique du Nord… (1831)

Aux ÉtatsUnis, comme en Europe, le défaut de culture peut se faire sentir dans une partie du peuple; mais en général on ne lui voit point cette immoralité honteuse, qui, chez les nations moins libres, est trop souvent le partage de la multitude. L'exercice des droits politiques l'accoutume à s'estimer lui-même; il conçoit de sa dignité propre une haute idée qui tourne au profit de la morale publique. L'amour de la patrie et le goût du travail sont, je crois, une garantie de bonnes moeurs; or, ces deux vertus sont portées dans les Américains au plus haut degré que l'humanité puisse atteindre.
Source : Gallica

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