Simple Voeu (1831)

Résumé

Simple Voeu (1831)

Les principes sauvent les peuples, les hommes les perdent souvent.
Ce bonheur que l'assemblée constituante désirait pour les Français, ils n'en ont joui que deux fois pendant une période de quarante ans, encore d'une manière imparfaite, ce qui nous amène à connaître en quoi peut consister le bonheur des Français, et ce qui en peut être la base.
La France eût été heureuse sous l'empire, parce que la gloire suppléait à la légitimité et le pouvoir à l'affection; la tranquillité était parfaite, mais le bonheur n'était qu'aux armées.
Source : Gallica

Simple Voeu (1831)

Si le principe de la souveraineté du peuple n'était qu'une théorie dont les conséquences dépendissent du droit divin, comme toutes les autorités soit royales, soit républicaines ; si son application n'avait pas lieu dans un gouvernement déjà constitué, et où la légitimité avait pour garant la responsabilité des ministres, les Souverains étrangers n'auraient eu aucun sujet d'intervention. Mais, lorsque l'orage qui gronde sur toutes les têtes couronnées, est tombé sur la plus innocente des légitimités et a menacé toutes les autres, il faut plus que des protestations pour les rassurer.
Source : Gallica

Simple Voeu (1831)

La religion est une égide pour les riches contre les dangers de la prospérité, et un frein qui empêche les pauvres d'abuser de la liberté, en même temps qu'elle est leur consolation dans les malheurs qui les affligent.
Qu'elle serait dangereuse cette liberté qui laisserait tourner en ridicule une religion quelconque ! Détruire ses images comme une superstition, bafouer ses ministres comme des fanatiques ! et c'est ce qu'a éprouvé le culte de la majorité des Français.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature