Résumé

L. Simonin Les Chemins de fer aux États-Unis - notes de voyage

S’il eût voyagé seul, on l’eût volontiers relégué dans le wagon des fumeurs, qui est sur toutes les lignes des États-Unis le plus sale, et le plus mal composé qu’on puisse voir.
Une journée passée en chemin de fer dans un des cars qu’on vient de décrire s’écoule vite et sans effort, parce que le voyageur y jouit de beaucoup de commodités, et n’y est pas emprisonné. Il peut se mouvoir à sa guise, admirer comme il l’entend le pays, aller, venir tout le long du train ; mais la nuit la fatigue commence, car il faut alors rester immobile, et elle est souvent intolérable.
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L. Simonin Les Chemins de fer aux États-Unis - notes de voyage

Avec un mode centralisé, autoritaire, comme celui qui existe ailleurs, avec le système d’exploitation des chemins de fer par l’état, comme on le pratique en Belgique, en Allemagne, sur quelques lignes d’Italie, ou par le moyen de grandes compagnies privilégiées comme en France, l’Amérique n’aurait pas certainement été dotée aussi promptement d’une longueur aussi considérable de railways. C’est miracle qu’en si peu d’années les Américains en aient construit autant.
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L. Simonin Les Chemins de fer aux États-Unis - notes de voyage

Plus encore que la locomotive, les wagons à voyageurs ou à marchandises, sur les chemins de fer des États-Unis, se distinguent des mêmes véhicules européens. Dans ce pays d’une étendue si considérable, qui couvre un espace aussi grand que toute l’Europe centrale et où l’on se déplace aussi facilement sous le plus futile prétexte, où tant de gens entreprennent plusieurs fois par an le voyage en chemin de fer de New-York à San-Francisco, qui dure sept jours, et celui de la Nouvelle-Orléans, qui en dure quatre ou cinq, on a de bonne heure pensé à donner aux voyageurs tout le confort désirable.
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