Léo Claretie,
Revue des Deux Mondes tome 116…
“ Toute cette vallée sauvage est dorée, rosée, teinte des plus chauds coloris : il faudrait étendre à ce pays le nom si poétique du Colorado. Les aquarelles, les peintures à l’huile, les photographies en couleur qui reproduisent ce long ravin ont l’air d’être invraisemblables, imaginaires et fantasques : elles copient une réalité dont on douterait si on ne l’avait sous les yeux. Les deux berges colossales atteignent une hauteur effrayante ; nous dominons de 300 mètres le lit du torrent, les sapins clairsemés qui poussent à mi-côte semblent des touffes d’herbes. ”
