Résumé

Portrait de Isabella Bird Isabella Bird Voyage d’une femme aux Montagnes Rocheuses

J’avais l’intention d’aller à dix milles plus loin, mais séduite par la beauté et la sérénité de Tahoe, je suis restée ici à dessiner, à jouir de la vue qu’on a de la verandah, et à errer dans la forêt. Il gèle tous les soirs pendant toute l’année, et j’ai les doigts engourdis.
Cette beauté est enchanteresse. Le soleil couchant s’est caché derrière les sierras de l’ouest, et tous les promontoires couverts de pins de ce côté de l’eau sont d’un bel indigo, qui va se rougir d’une teinte de laque, pour s’assombrir çà et là en une pourpre de Tyr.
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Portrait de Isabella Bird Isabella Bird Voyage d’une femme aux Montagnes Rocheuses

Tout brillait de cette splendeur du ciel et de l’atmosphère, de cette lumière du soleil, de cet éclat général que je n’avais jamais vu avant mon arrivée en Californie, et se combinait avec une élasticité de l’air qui enlevait toute fatigue et donnait du courage pour toute chose. De chaque côté de la Truckee, de grandes sierras s’élevaient comme des murailles, crénelées, fendues, ornées et couronnées de pins énormes ; les murailles s’ouvrant de temps à autre, pour montrer un pic neigeux qui se dresse dans un ciel sans nuage, d’un bleu intense et radieux.
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Portrait de Isabella Bird Isabella Bird Voyage d’une femme aux Montagnes Rocheuses

Les pins se découpent sur le ciel ; ils se massent partout où se trouve un terrain de niveau ; ils surplombent la Truckee à angle droit ou gisent en travers dans une grandeur déchue. On trouvait partout leurs souches et leurs troncs dépouillés, et, sur les sierras, des pousses tendres marquaient l’endroit où on les avait abattus pour les faire porter par la rivière. Le pays sauvage leur doit sa population parsemée, et le bruit aigu de la cognée du bûcheron se mêle au cri des bêtes sauvages et au mugissement des torrents de la montagne.
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