Isabella Bird,
Voyage d’une femme aux Montagnes Rocheuses
“ La solitude devint morne, lorsque, après avoir marché pendant neuf heures et fait au moins quarante-cinq milles sans que les broncos eussent donné signe de fatigue, nous sommes arrivés à un cours d’eau le long duquel nous suivîmes un chemin tracé. Il nous a conduits à une sorte de vallée sur laquelle s’ouvrait un canyon majestueux d’une profondeur de 2 000 pieds. Une rivière impétueuse mugissait en le traversant, et les montagnes Rocheuses, parsemées de pins, y descendaient. Un peu plus loin, le canyon devenait tout à fait inaccessible. ”
