M. Adolphe Joanne

Résumé

M. Adolphe Joanne Le Tour du monde

Toute culture a disparu. D’immenses parois de rochers, ici grises, là jaunâtres, dominent la route d’où l’on découvre comme d’une terrasse la Vernaison qui se brise en écume à une grande profondeur contre les blocs de pierre qui interceptent son cours. Sur la rive gauche, de beaux massifs de pierre, aux formes et aux accidents bizarres, se dressent presque à pic au-dessus de bois escarpés. Avant de pénétrer dans la gorge mystérieuse dont on ne voit encore que l’ouverture, il faut traverser un premier tunnel de soixante mètres environ de longueur.
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M. Adolphe Joanne Le Tour du monde

Comme ils ne se sentent pas assez forts pour enlever des moutons vivants, ils se précipitent sur ceux qui paissent au bord d’un rocher, les frappent à coups d’ailes, les effrayent de leurs cris et les font tomber dans les précipices où ils peuvent dépecer en paix leurs cadavres sanglants. Quant aux renards, qui sont moins faciles à surprendre et à épouvanter, ils les saisissent avec leurs serres, les emportent à une grande hauteur, et les laissent tomber sur le rocher le plus escarpé et le plus aigu de la forêt.
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M. Adolphe Joanne Le Tour du monde

Le charme cesse toutefois si l’on continue trop longtemps sa promenade ; la gorge s’élargissant prend une direction droite, les rochers qui s’abaissent perdent leurs formes pittoresques, la culture reparaît. Dans le fond de ce bassin vulgaire se dresse la montagne d’Ambel aux pentes rapides, aux flancs déchirés, à la base de laquelle se tapit le village d’Omblèze qui a donné son nom à la vallée. Mais, si au lieu de continuer à remonter le ruisseau, nous le descendons, d’autres curiosités nous attendent.
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