Résumé

Guide du voyageur à Grenoble, dans ses environs et aux eaux thermales… (1845)

Cette promenade est triste, mais autant qu'une autre elle vaut une visite. Après avoir vu la ville des vivants, il faut voir la cité des morts; il y a dans celle-ci bien des choses qui servent à faire connaitre l'autre : le goût, l'esprit, le cœur même, laissent leur empreinte sur la pierre qu'on érige aux regrets ou à la vanité, quand ce n'est pas à l'intérêt, comme dans les cas rares pourtant où le marbre funéraire n'est qu'une enseigne au service des survivants. Le cimetière de Grenoble n'est point un jardin anglais, aux allées sinueuses comme le père Lachaise de Paris et Loyasse de Lyon
Source : Gallica

Guide du voyageur à Grenoble, dans ses environs et aux eaux thermales… (1845)

Une contrée, si pittoresque qu'on la suppose, n'intéresse pas exclusivement par la hauteur des montagnes, par la richesse de la végétation, par la variété des accidents du sol; c'est là plus particulièrement le domaine de l'artiste qui étudie la nature dans ses détails. Quant au voyageur qui n'a pas de but arrêté, il faut autre chose pour le charmer ; il se lasserait bien vite de la nature
morte réduite à elle-même, comme d'une scène où la magie des décorations ne fait pas oublier longtemps l'absence des acteurs.
Source : Gallica

Guide du voyageur à Grenoble, dans ses environs et aux eaux thermales… (1845)

Fourvoirie, le pont Pérant, le rocher de l'OEillette et, surtout, la perspective de la Croix-Verte : voilà des sites où le voyageur s'arrêtera toujours. Non loin de là, on arrive au point d'où l'on commence à découvrir l'immense monastère, avec ses clochers et ses hauts pignons d'ardoises, sur une prairie inclinée que des sapins séparent de la montagne du Grand-Som.
L'aspect de ces constructions dans une solitude pareille, impressionne toujours, et puis, nul bruit ne sort de ces murailles, nul être humain ne se montre aux nombreuses fenêtres
Source : Gallica

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